Expositions

Top 8 des expositions à voir en juin à Paris

Avec un peu de retard, je vous présente le top 8 des expositions à voir ce mois-ci à Paris. J’avoue qu’entre le déménagement, mon boulot (dont la Nuit des Molières) et une petite semaine de vacances à Biarritz, j’ai manqué de temps pour publier sur le blog.

Heureusement la tempête est passée et je suis contente de vous proposer cette sélection avec de belles nouveautés comme la rétrospective inédite de Pierre Paulin au Centre Pompidou. Une centaine de meubles, environnements, projets et dessins sont exposés. Ils retracent le travail du designer de 1950 aux années 1990.

J’ai également eu un coup de cœur pour les photographies de Lou Sarda qui mettent en scène la belle héroïne Ophélia. Le destin tragique de ce personnage a énormément inspiré les artistes tous univers confondus. Ophélia est à mes yeux une source d’inspiration qui donne vie à de très beaux projets photos.

Autre découverte, l’artiste portugais Amadeo de Souza-Cardoso. Son œuvre, très riche, s’inspire de différentes influences (impressionnistes, fauves, cubistes, futuristes…). C’est un vrai plaisir de prendre le temps de décrypter son travail et de deviner ses influences. L’expo est très complète puisque deux-cent cinquante œuvres de l’artiste et de ses amis proches (Modigliani, Brancusi, coule Delaunay etc.) sont rassemblées.

Beaucoup d’expositions du printemps sont également toujours au rendez-vous ! Ce mois de juin vous offre l’occasion de (re)découvrir des grandes expositions, tout en s’intéressant à de nouvelles thématiques.

paulin

Pierre Paulin

En cinquante années de création, Pierre Paulin a su renouveler le siège, transcender l’aménagement de l’espace et fonder dans le même temps la première agence de design global en France. Le Centre Pompidou consacre une rétrospective inédite à son œuvre, de 1950 aux années 1990, à travers une centaine de meubles, environnements, projets et dessins. Pierre Paulin dessine pour tous : ses œuvres s’invitent dans un décor de James Bond comme au palais de l’Élysée. Ses qualités antagonistes, « dépouillement, austérité, appel lointain d’un rêve d’ascèse, mais aussi dynamisme, vitalité, humanité, ludisme, sensualité d’autant plus sensible qu’elle est souvent cachée, […] ont trouvé dans son art un terrain de coexistence pacifique », déclarait en 1983 son ami Alain Gheerbrant.

Infos pratiques :
Centre Pompidou
Jusqu’au 22 août 2016
Plein tarif : 14 € / Tarif réduit : 11 €
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
www.centrepompidou.fr

gus

Gus Van Sant

Déambulation autour des films de Gus Van Sant, ses œuvres plastiques (photographiques, picturales, musicales inédites en France) et ses collaborations artistiques (William Burroughs, William Eggleston, Bruce Weber, David Bowie), l’exposition explore l’univers de ce réalisateur culte, emblème d’un cinéma anticonformiste, radical et osé. Le cinéma de Gus Van Sant est la plaque sensible de ce temps de l’Histoire américaine postmoderne (post-Pop, post-Nouvel Hollywood, post-militantisme). Tête de proue du renouveau du cinéma outre-atlantique dit indépendant, que le public français découvre en 1989 avec la sortie en salles de Drugstore Cowboy, il est l’instigateur et le défenseur, en secret, en douceur, d’une liberté artistique qui irradie depuis les marges.

Infos pratiques :
La Cinémathèque française
Jusqu’au 31 juillet 2016
Plein tarif : 11 € / Tarif réduit : 8,5 €
51 rue de Bercy
75012 Paris
www.cinematheque.fr

fashion

Fashion Forward, 3 siècles de mode (1715-2016)

Le musée des Arts décoratifs célèbre les trente ans de sa collection de mode du 7 avril au 14 août 2016. C’est l’occasion de répondre à une attente très forte émanant du public : avoir enfin la possibilité d’embrasser l’histoire de la mode sur plusieurs siècles. C’est aussi l’opportunité d’en dessiner les forces et d’en rappeler ses particularités : une collection nationale de mode et de textile conservée au sein du musée en dialogue avec les autres départements du musée des Arts Décoratifs, musée de tous les objets. L’exposition réunit 300 pièces de mode féminine, masculine et enfantine du XVIIIe siècle à nos jours, issus de son fonds, assemblées, regroupées pour dessiner une frise chronologique inédite.

Infos pratiques :
Les Arts Décoratifs – Nef
Jusqu’au 14 août 2016
Plein tarif : 11 € / Tarif réduit : 8,5 €
107 rue de Rivoli
75001 Paris
www.lesartsdecoratifs.fr

klee

Paul Klee – L’ironie à l’oeuvre

Le Centre Pompidou propose une nouvelle traversée de l’œuvre de Paul Klee, quarante-sept années après la dernière grande rétrospective française que lui consacra le musée national d’art moderne, en 1969. Réunissant environ deux cent cinquante œuvres, en provenance des plus importantes collections internationales, du Zentrum Paul Klee et de collections privées, cette rétrospective thématique pose un regard inédit sur cette figure singulière de la modernité et de l’art du 20e siècle. Exposer l’œuvre de Klee est un défi : auteur de presque dix mille œuvres, artiste insaisissable par excellence, il semble se dérober à chaque tentative de classification.

Infos pratiques :
Centre Pompidou
Jusqu’au 1er août 2016
Plein tarif : 14 € / Tarif réduit : 11 €
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
www.centrepompidou.fr

apollinaire

Apollinaire, le regard du poète

L’exposition Apollinaire, le regard du poète s’attache à la période où Guillaume Apollinaire a été actif comme critique d’art, essentiellement entre 1902 et 1918. Cette large quinzaine d’années, qui peut sembler réduite dans ses bornes chronologiques, va cependant concentrer un foisonnement prodigieux d’écoles, de manifestes, de tentatives et de découvertes dans le domaine des arts. La personnalité d’Apollinaire, sa sensibilité artistique, son insatiable curiosité, font de lui un témoin, un acteur et un passeur privilégié des bouleversements du début du XXe siècle.

Infos pratiques :
Le musée de l’Orangerie
Jusqu’au 18 Juillet 2016
Plein tarif : 9 € / Tarif réduit : 6,5 €
Jardin Tuileries
75001 Paris
www.musee-orangerie.fr

ophelia

« Ophélia » – Lou Sarda

Lou Sarda est parisienne, elle a grandi dans un univers de femmes. Totalement autodidacte, Lou fait son oeil de photographe aux travers des sculptures et tableaux de sa mère artiste peintre, puis pendant dix années passées sur les tournages comme comédienne. C’est au retour d’un tournage à Tokyo qu’elle décide de devenir photographe. Ce voyage ayant été un tel choc visuel et esthétique. Faire des images est alors devenu une évidence, une urgence. Ses rencontres avec différents artistes en tournage ou au théâtre la conduisent naturellement à photographier des acteurs, chanteurs, danseurs. Mais très vite, Lou concentre son regard sur les femmes. Leur corps, leur beauté, leur fragilité, leur grâce.

Infos pratiques :
Galerie l’Œil Ouvert
Jusqu’au 26 juin 2016
Entrée libre
74 Rue François Miron
75004 Paris
www.loeilouvert.com

amadeo

Amadeo de Souza-Cardoso

Amadeo de Souza-Cardoso est un artiste aux multiples facettes dont l’oeuvre se situe à la croisée de tous les courants artistiques du XXe siècle. Au-delà des influences impressionnistes, fauves, cubistes et futuristes, il refuse les étiquettes et imagine un art qui lui est propre, entre tradition et modernité, entre le Portugal et Paris. Deux-cent cinquante oeuvres d’Amadeo et de ses amis proches, Modigliani, Brancusi ou encore le couple Delaunay, sont rassemblées dans cette exposition, qui est la première grande rétrospective consacrée à l’artiste portugais depuis 1958.

Infos pratiques :
Grand Palais, Galeries nationales
Jusqu’au 4 juillet 2016
Plein tarif : 13 € / Tarif réduit : 9 €
3 Avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
www.grandpalais.fr

douanier

Le Douanier Rousseau. L’innocence archaïque.

Peintre éminemment singulier, Henri Rousseau est un cas unique dans l’histoire de l’art européen. Son oeuvre s’inscrit pourtant dans son temps, au tournant du XXe siècle : en confrontant sa peinture à quelques-unes de ses sources d’inspiration, qui comptent l’académisme comme la nouvelle peinture, et aux oeuvres des artistes d’avant-garde l’ayant intronisé comme père de la modernité, Le Douanier Rousseau. L’innocence archaïque se veut une mise en lumière critique de son art autour d’une réflexion sur la notion d’archaïsme. L’archaïsme est ainsi le fil conducteur entre les oeuvres de cette exposition, présentée une première fois au Palazzo Ducale de Venise en 2015, avant de rejoindre les salles du musée d’Orsay au printemps prochain.

Infos pratiques :
Musée d’Orsay
Jusqu’au 17 juillet 2016
Plein tarif : 14 € / Tarif réduit : 11 €
1 Rue de la Légion d’Honneur
75007 Paris
www.musee-orsay.fr

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