Expositions

8 expositions à découvrir en février et mars à Paris

Bonnes visites !

Pierre et Gilles – La Fabrique des Idoles

Conçue en étroite collaboration avec Pierre et Gilles, l’exposition explore leur rapport à la musique, à ses codes, ses symboles. Accompagnée d’une playlist composée par les artistes en écho à chaque tableau comme un juke-box géant, elle offre au visiteur des documents inédits, installations d’objets mémoriels et autres reliques issues de leur atelier d’illusionnistes pour raconter et comprendre comment fonctionne leur fabrique des idoles. Depuis 1976, le duo Pierre et Gilles, développe une œuvre singulière entre peinture et photographie. Pierre, le photographe, est né en 1950 à la Roche-sur-Yon et Gilles, le peintre, en 1953 au Havre. Leur rencontre a donné naissance à un mode opératoire précis et original. Ils font d’abord poser leurs modèles – inconnus, amis ou célébrités – dans des décors sophistiqués réalisés dans l’atelier. Une fois la photographie prise et imprimée, commence un long travail de peinture, avec à la clef un tableau, unique, dont le cadre est conçu par les artistes.

Infos pratiques :
Philharmonie de Paris
Jusqu’au 23 février 2020
Plein tarif : 9 € / Tarif réduit : 7 €
221 Avenue Jean-Jaurès
75019 Paris
philharmoniedeparis.fr

Les contes étranges de Niels Hansen Jacobsen, un danois à Paris

La première exposition en France consacrée à Niels Hansen Jacobsen (1861-1941) entraîne le visiteur dans l’univers étrange et onirique du sculpteur et céramiste danois, contemporain de Bourdelle. De 1892 à 1902, le Danois s’établit à Paris; son atelier à la Cité Fleurie, 65 boulevard Arago, est le rendez-vous d’un groupe de symbolistes scandinaves et francophiles comme le peintre Jens Lund (1871-1924) ou la graveuse Henriette Hahn (1862-1934). Hansen Jacobsen a aussi pour voisins d’atelier le sculpteur et céramiste Jean Carriès, le collectionneur Paul Jeanneney, l’illustrateur Eugène Grasset. Les sculptures que Niels Hansen Jacobsen conçoit alors – La Petite Sirène, Le Masque de l’Automne, Le Troll, L’Ombre, La Mort et la Mère… – donnent une présence charnelle à l’épaisseur du temps, aux mythes fondateurs, aux contes d’Andersen, à l’oralité immémoriale du folklore nordique. Affranchies des canons de l’académisme comme des conventions du réalisme, ces figures fabuleuses conjuguent, dans leur inquiétante étrangeté, la poésie du symbolisme et les prospections formelles de l’Art nouveau.

Infos pratiques :
Musée Bourdelle
Jusqu’au 31 mai 2020
Plein tarif : 9 € / Tarif réduit : 7 €
18 Rue Antoine Bourdelle
75015 Paris
www.bourdelle.paris.fr

Huysmans critique d’art. De Degas à Grünewald, sous le regard de Francesco Vezzoli

Ecrivain crucial de la fin du XIXe siècle, Joris-Karl Huysmans (1848-1907) reste un critique d’art mal connu ou mal compris du grand public. Sa contribution à la presse artistique et au débat esthétique fut pourtant aussi décisive que le retentissement de son roman A rebours. Plutôt féru de Hals et Rembrandt jusque-là, Huysmans a avoué combien sa découverte de Degas, en 1876-1879, fut déterminante. Pourtant, sa critique d’art admet d’emblée la possibilité d’une double modernité. Celle des peintres de la vie moderne et celle des explorateurs du rêve ne s’excluent pas. Manet cohabite ici avec Rops et Redon. Le désir qu’il montre très tôt d’échapper aux logiques de chapelle a sans doute brouillé la perception de ses choix esthétiques. L’exposition se propose donc de montrer que l’émule précoce de Zola aura secrètement, puis ouvertement, agi en héritier du Baudelaire des Fleurs du Mal. Et le public est ainsi invité à reprendre pied dans un moment particulier de l’art européen et de la sensibilité moderne, à la croisée de la poussée naturaliste des années 1870, du décadentisme des années 1880-1890 et du “retour” aux Primitifs sur fond de renaissance catholique. Il est peu de grands écrivains qui aient été aussi impliqués dans ce vaste mouvement d’époque.

Infos pratiques :
Musée d’Orsay
Jusqu’au 1er mars 2020
Plein tarif : 14 € / Tarif réduit : 11 €
1 Rue de la Légion d’Honneur
75007 Paris
www.musee-orsay.fr

Cœurs, du romantisme dans l’art contemporain

Le musée de la Vie romantique présente une sélection inattendue de 40 œuvres de trente artistes contemporains autour de la représentation du cœur comme expression du sentiment amoureux, en écho à l’une des thématiques phares du romantisme. Cette exposition souhaite ouvrir la programmation du musée au-delà du XIXe siècle en explorant les prolongements du romantisme dans l’art contemporain, en résonance avec ses collections. À la manière des écrivains et peintres romantiques qui inscrivaient les passions au cœur de leur création, l’exposition invite à une découverte esthétique du cœur et de sa représentation. Le cœur en tant qu’organe, motif et symbole est présenté ici à travers différentes techniques : peinture, dessin, sculpture, céramique, néon et photographie. Certains artistes évoquent leurs sentiments et leurs tourments intérieurs en harmonie avec le romantisme du XIXe siècle. D’autres reprennent le motif en tant que forme esthétique et invitent à des pensées humanistes en ouvrant des horizons de sensibilité vers le rêve, l’idéal et le sublime. Outre les figures emblématiques de Niki de Saint Phalle, Jim Dine, Annette Messager, Sophie Calle, Pierre et Gilles, Jean-Michel Othoniel et Françoise Pétrovitch, le visiteur pourra découvrir dans cette présentation une vingtaine d’autres artistes.

Infos pratiques :
Musée de la vie romantique
Jusqu’au 12 juillet 2020
Plein tarif : 6 € / Tarif réduit : 4 €
16 Rue Chaptal
75009 Paris
museevieromantique.paris.fr

Christian Boltanski – Faire son temps

En quelque cinquante œuvres rythmant le parcours de Christian Boltanski, cette ample traversée de l’œuvre d’une des plus grandes figures de la création de notre temps permet d’en mesurer l’ampleur et l’ambition marquées par son histoire personnelle et un demi-siècle de méditations sur la fonction et la parole de l’artiste dans nos sociétés. Trente-cinq années se sont écoulées depuis la première exposition de Christian Boltanski au Centre Pompidou. Trente-cinq années qui ont vu l’œuvre se métamorphoser au cours des années 1980, lorsque l’artiste, délaissant le goût des archives et des inventaires qui l’avaient fait connaître comme l’une des figures majeures d’un art de la mémoire, commença de développer en de vastes installations et dispositifs, une œuvre en forme de leçons de ténèbres et de méditation sur la mort. De ce passage entre « petites formes » et « grandes formes », « Faire son temps » veut ici rendre compte. Conçue par Boltanski lui-même comme une vaste déambulation au cœur de son œuvre, l’exposition se veut moins une rétrospective qu’une suite de séquences marquant les étapes et les métamorphoses de son propos.

Infos pratiques :
Centre Pompidou
Du 16 mars 2020
Plein tarif : 14 € / Tarif réduit : 11 €
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
https://www.centrepompidou.fr

Soulages au Louvre

Pierre Soulages, « peintre de l’outrenoir », est une figure majeure de la peinture non figurative, reconnue comme telle depuis ses débuts, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Né le 24 décembre 1919 à Rodez (Aveyron), Pierre Soulages, qui continue de peindre aujourd’hui à un rythme soutenu, fêtera son centième anniversaire en cette fin d’année. À cette occasion, le musée du Louvre lui consacre une exposition exceptionnelle dans le Salon carré, situé entre la galerie d’Apollon et la Grande Galerie et qui abritait jadis le Salon des Académies. Seuls Chagall et Picasso, à l’occasion de leurs 90 ans, ont bénéficié avant lui de telles retrospectives au Louvre. Cette exposition-hommage prend le parti de rendre compte du parcours chronologique de l’oeuvre de 1946 à aujourd’hui, en représentant par un choix resserré les huit décennies pendant lesquelles Soulages a développé ses recherches. La longévité exceptionnelle de la carrière de l’artiste est ainsi illustrée par un choix d’oeuvres majeures provenant principalement des plus grands musées français et étrangers.

Infos pratiques :
Musée du Louvre
Jusqu’au 9 mars 2020
Tarif unique : 15 €
Rue de Rivoli
75001 Paris
www.louvre.fr

Claudia Andujar, La Lutte Yanomami

La Fondation Cartier pour l’art contemporain présente la plus vaste exposition jamais consacrée à l’œuvre de la grande photographe brésilienne Claudia Andujar qui, depuis les années 1970, dédie sa vie à la photographie et à la défense des Yanomami, peuple amérindien parmi les plus importants de l’Amazonie brésilienne. Fruit de plusieurs années de recherche dans les archives de la photographe, cette exposition, conçue par Thyago Nogueira pour l’Instituto Moreira Salles au Brésil, présente son œuvre à travers plus de 300 photographies en noir et blanc ou en couleur dont un grand nombre d’inédits, une installation audiovisuelle ainsi que des dessins réalisés par des artistes Yanomami et des documents historiques. Reflétant les deux versants indissociables de sa démarche, l’un esthétique, l’autre politique, elle révèle à la fois la contribution majeure de Claudia Andujar à l’art photographique et le rôle essentiel qu’elle joue en faveur de la défense des droits des Indiens Yanomami et de la forêt qu’ils habitent.

Infos pratiques :
Fondation Cartier
Jusqu’au 10 mai 2020
Plein tarif : 11 € / Tarif réduit : 7,50 €
261 Boulevard Raspail
75014 Paris
www.fondationcartier.com

Helena Rubinstein, la collection de Madame

Regards sur les arts extra-occidentaux au travers de la collection Helena Rubinstein. L’exposition révèle la fascination pour l’art africain de la pionnière des cosmétiques, mécène et collectionneuse avant-gardiste au début du 20e siècle. Personnalité hors-norme, première femme d’affaires du XXe siècle, self-made-woman affranchie et visionnaire… Si les superlatifs fusent pour décrire l’ascension vertigineuse d’Helena Rubinstein (1870-1965), l’Impératrice de la beauté selon Cocteau, on en oublie parfois son parcours de collectionneuse aguerrie et son rôle pionnier dans la reconnaissance des arts africains et océaniens en Europe et outre-Atlantique. Construite essentiellement à Paris, au gré de ses rencontres, « la collection de Madame », aujourd’hui dispersée, rassemblait plus de 400 pièces d’art extra-européen, précieux gardiens de reliquaires kota ou fang, pièces d’exception baoulé, bamana, senoufo ou dogon, qui voisinaient avec les œuvres de peintres et sculpteurs de la modernité, Chagall, Braque ou Picasso, et beaucoup d’autres domaines de collection.

Infos pratiques :
Musée du quai Branly
Jusqu’au 28 juin 2020
Plein tarif : 12 € / Tarif réduit : 9 €
37 Quai Branly
75007 Paris
www.quaibranly.fr
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