Expositions

Les 8 expositions à découvrir en mai 2019 à Paris

Bonnes visites !

Toutânkhamon, Le Trésor du Pharaon

Le 4 novembre 1922, l’archéologue britannique Howard Carter fait une découverte extraordinaire dans la Vallée des Rois : le tombeau de Toutânkhamon, pharaon de la XVIIIe dynastie égyptienne, au 14e siècle avant JC. L’exposition Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon célèbre le centenaire de la découverte du tombeau royal en réunissant des chefs-d’œuvre d’exception. Présentée par le Ministère des Antiquités égyptiennes à la Grande Halle de la Villette, cette exposition immersive dévoile plus de 150 pièces maîtresses, dont 50 voyagent pour la première fois hors d’Égypte. Pour cette ultime tournée, l’exposition Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon est accueillie dans les plus grandes capitales internationales avant de s’installer définitivement au Grand Musée égyptien, actuellement en construction au Caire sur le plateau de Gizeh. Pour son escale parisienne, la statue Le dieu Amon protégeant Toutânkhamon, issue des collections du Louvre, s’invite dans la scénographie.

Infos pratiques :
La Grande Halle de La Villette
Jusqu’au 15 septembre 2019
Plein tarif : de 18 € à 24 €
211 Avenue Jean Jaurès
75019 Paris
lavillette.com

La Collection Emil Bührle

Au printemps 2019, le musée Maillol accueille les chefs-d’oeuvre de la Collection Emil Bührle, l’une des collections particulières les plus prestigieuses au monde. Présenté pour la première fois en France, cet ensemble, réuni entre 1936 et 1956 à Zurich, propose un panorama de l’art français du XIXe et du début du XXe siècle. Né en Allemagne, Emil Georg Bührle (1890-1956) s’établit en Suisse en 1924 et rassemble, surtout entre 1951 et 1956, plus de 600 oeuvres d’art. Pour la première fois à Paris, une partie de ces chefs-d’oeuvre est présentée et réunie au sein d’une même exposition. Dévoilant une soixantaine de trésors de la Collection Emil Bührle, l’exposition parcourt plusieurs courants de l’art moderne : les grands noms de l’impressionnisme (Manet, Monet, Pissarro, Degas, Renoir, Sisley) et du postimpressionnisme (Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Toulouse-Lautrec), les débuts du XXe siècle avec les Nabis (Bonnard, Vuillard), les Fauves et les Cubistes (Braque, Derain, Vlaminck), et l’École de Paris (Modigliani), pour finir avec Picasso.

Infos pratiques :
Musée Maillol
Jusqu’au 21 juillet 2019
Plein tarif : 13,5 € / Tarif réduit : 11,5 €
59-61 Rue de Grenelle
75007 Paris
www.museemaillol.com

Préhistoire, une énigme moderne

Voyagez dans une histoire de regards et de fascination, en présence d’icônes préhistoriques, modernes et contemporaines ! Du Mammouth de la Madeleine à Dove Allouche en passant par Louise Bourgeois, cette exposition originale met en lumière le lien qui unit la préhistoire à l’art moderne et contemporain. Au cours d’un parcours chronologique, découvrez comment les artistes et la société ont subi l’attrait des origines pendant la modernité, cédant à une vision fantasmée de ce qui était avant l’histoire. Cette véritable machine à remuer le temps n’a cessé de modeler les horizons mentaux de la modernité et de fournir des modèles concrets pour des expérimentations de tous ordres. L’exposition a été réalisée en partenariat avec le Muséum national d’Histoire naturelle – Musée de l’Homme, le Musée d’archéologie nationale – Domaine national de Saint-Germain-en-Laye et le Musée national de Préhistoire.

Infos pratiques :
Centre Pompidou
Jusqu’au 16 septembre 2019
Plein tarif : 14 € / Tarif réduit : 11 €
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
www.centrepompidou.fr

Helena Rubinstein. L’aventure de la beauté

Pour la première fois en France, le mahJ consacre une exposition à Helena Rubinstein (1872-1965). Plus de trois cents documents, objets, vêtements, photos, gravures, ouvrages, peintures, sculptures, tapisseries – et notamment des œuvres de Marc Chagall, Michel Kikoïne, Sarah Lipska, Louis­ Marcoussis, Elie Nadelman ou Maurice Utrillo, provenant de sa célèbre collection personnelle – retracent le parcours de ­celle que Jean ­Cocteau nommait « l’impératrice de la beauté ». Née à Cracovie à la fin du XIXe siècle, dans une modeste famille juive orthodoxe, Helena Rubinstein, fondatrice d’un empire auquel elle a donné son nom, a ­réinventé la culture de la beauté en l’adaptant à la modernité. Visionnaire, elle met la science au service de la cosmétique dès la création de son premier institut, à Melbourne, en 1902. En précurseure, elle montre aux femmes comment prendre soin d’elles, attentive à ce que la beauté, « ce ­nouveau pouvoir », accompagne leur émancipation.

Infos pratiques :
Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
Jusqu’au 25 août 2019
Plein tarif : 10 € / Tarif réduit : 7 €
Hôtel de Saint-Aignan
71 Rue du Temple
75003 Paris

www.mahj.org

ROUGE – Art et utopie au pays des Soviets

L’exposition Rouge. Art et utopie au pays des Soviets présente un ensemble de plus de 400 œuvres conçues dans un contexte social et politique particulier. Son parcours chronologique commence en 1917 avec la révolution d’Octobre et se termine en 1953, année de la mort de Staline. Elle interroge la manière dont le projet de société communiste a engendré des formes d’art spécifiques. Des années 1920, marquées par un grand nombre de propositions d’avant-garde, aux années 1930 qui voient l’affirmation d’un dogme esthétique, le parcours aborde tous les domaines des arts visuels : peinture, sculpture, architecture, photographie, cinéma, design, arts graphiques avec des œuvres, pour la plupart jamais montrées en France. Les artistes tels que Rodtchenko, Malevitch, Klutsis … ont voulu accompagner par leurs œuvres l’édification du socialisme et contribuer à la transformation du mode de vie des masses. C’est cette histoire, ses tensions, ses élans comme ses revirements que relate l’exposition en posant la question d’une possible politisation des arts.

Infos pratiques :
Grand Palais, Galeries nationales
Jusqu’au 1er juillet 2019
Plein tarif : 15 € / Tarif réduit : 11 €
3 avenue du Général-Eisenhower
75008 Paris
www.grandpalais.fr

Le modèle noir, de Géricault à Matisse

En adoptant une approche multidisciplinaire, entre histoire de l’art et histoire des idées, cette exposition se penche sur des problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales ainsi que sur l’imaginaire que révèle la représentation des figures noires dans les arts visuels, de l’abolition de l’esclavage en France (1794) à nos jours. Tout en proposant une perspective continue, elle s’arrête plus particulièrement sur trois périodes clé : l’ère de l’abolition (1794-1848), la période de la Nouvelle peinture jusqu’à la découverte par Matisse de la Renaissance de Harlem et les débuts de l’avant-garde du XXe siècle et les générations successives d’artistes post-guerre et contemporains. L’exposition s’intéresse principalement à la question du modèle, et donc du dialogue entre l’artiste qui peint, sculpte, grave ou photographie et le modèle qui pose. Elle explore notamment la manière dont la représentation des sujets noirs dans les oeuvres majeures de Théodore Géricault, Charles Cordier, Jean-Baptiste Carpeaux, Edouard Manet, Paul Cézanne et Henri Matisse, ainsi que des photographes Nadar et Carjat, évolue.

Infos pratiques :
Musée d’Orsay
Jusqu’au 21 juillet 2019
Plein tarif : 14 € / Tarif réduit : 11 €
1 Rue de la Légion d’Honneur
75007 Paris
m.musee-orsay.fr

Hammershøi, le maître de la peinture danoise

Le grand maître de la peinture danoise, Vilhelm Hammershøi (1864-1916) est à l’honneur au Musée Jacquemart-André. Pour la première fois depuis 20 ans, les oeuvres mystérieuses et poétiques du peintre sont réunies à Paris. Découvert à Paris au Petit Palais en 1987 puis à Orsay en 1997, Hammershøi fascine par ses peintures représentant des intérieurs vides et subtils où figure parfois la silhouette d’une femme de dos, dans des gammes de gris et de blanc. Les tableaux exposés évoquent l’ensemble de l’oeuvre d’Hammershøi et son atmosphère profonde et mystérieuse. Peu sociable et taciturne, Hammershøi a passé sa vie entière dans un cercle restreint qu’il n’a eu de cesse de représenter : ses modèles sont sa mère, sa soeur, son frère, son beaufrère et quelques amis proches. Ses oeuvres représentent également Ida, son épouse, que l’on retrouve souvent de dos, dans nombre des intérieurs qui l’ont rendu célèbre. Vous découvrez également les liens d’Hammershøi avec la France, ses deux séjours à Paris et sa participation dans la même ville aux Expositions universelles de 1889 et de 1900.

Infos pratiques :
Musée Jacquemart-André
Jusqu’au 22 juillet 2019
Plein tarif : 14,5 € / Tarif réduit : 11,5 €
158 Boulevard Haussmann
75008 Paris
www.musee-jacquemart-andre.com

Les Nabis et le décor Bonnard, Vuillard, Maurice Denis…

Véritables pionniers du décor moderne, Bonnard, Vuillard, Maurice Denis, Sérusier, Ranson, ont défendu un art en lien direct avec la vie, permettant d’introduire le Beau dans le quotidien. Dès la formation du groupe, à la fin des années 1880, la question du décoratif s’impose comme un principe fondamental de l’unité de la création. Ils prônent alors une expression originale, joyeuse et rythmée, en réaction contre l’esthétique du pastiche qui est en vogue à l’époque. Cette exposition est la première en France consacrée à l’art décoratif et ornemental des Nabis. Il s’agit pourtant d’un domaine essentiel pour ces artistes qui voulaient abattre la frontière entre beaux-arts et arts appliqués. Le parcours montre une sélection représentative de leurs œuvres, qui se distinguent par des formes simplifiées, des lignes souples, des motifs sans modelé, influencées par l’art japonais. Réunissant une centaine de peintures, dessins, estampes et objets d’art, elle permet de montrer des ensembles décoratifs aujourd’hui dispersés.

Infos pratiques :
Musée du Luxembourg
Jusqu’au 30 juin 2019
Plein tarif : 13 € / Tarif réduit : 9 €
19 Rue de Vaugirard
75006 Paris
museeduluxembourg.fr

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