Expositions

Les 8 expositions à voir en mars à Paris

Bonnes visites !

Météorites, entre ciel et terre

La plupart des météorites ont été formées dans les tout premiers instants du système solaire, il y a 4,56 milliards d’années. En présentant ces pierres extraterrestres à la lumière des dernières avancées scientifiques, l’exposition Météorites, entre ciel et terre convie le visiteur à un voyage dans l’espace et le temps. D’abord sur Terre, autour des chutes de météorites, depuis les étoiles filantes jusqu’aux cratères d’impacts, et ce qu’elles évoquent dans l’imaginaire. Puis dans l’espace, aux origines du système solaire pour découvrir la provenance et la diversité des météorites. Enfin, dans le monde de la recherche, depuis l’analyse des météorites en laboratoire jusqu’à la recherche spatiale. La scénographie propose un parcours immersif, mêlant vitrines de météorites, projections spectaculaires et dispositifs innovants.

Infos pratiques :
Grande Galerie de l’Évolution
Jusqu’au 10 juin 2018
Plein tarif : 12 € / Tarif réduit : 9 €
36 Rue Geoffroy-Saint-Hilaire
75005 Paris

www.mnhn.fr

Peintures des lointains

Lumière sur la collection de peintures conservée au musée du quai Branly – Jacques Chirac. Près de deux cents œuvres inédites révèlent l’évolution, à travers les siècles, du regard porté en Occident sur les peuples, sociétés et territoires plus ou moins lointains. Pour cette première exposition consacrée à la collection de peintures conservée quai Branly, Peintures des lointains rassemble près de deux cent toiles et œuvres graphiques – parmi les cinq cents du fonds – datant de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle. Une collection composite et largement méconnue, où l’odalisque d’Ange Tissier côtoie les portraits d’Amérindiens de George Catlin, les scènes de vie quotidienne cairote d’Émile Bernard voisinent les estampes et dessins de Tahiti signés Matisse ou Gauguin.

Infos pratiques :
Musée du quai Branly
Jusqu’au 6 janvier 2019
Plein tarif : 10 € / Tarif réduit : 7 €
37 Quai Branly
75007 Paris
www.quaibranly.fr

Clémentine Mélois – De deux choses l’une

“De deux choses l’une” est la première exposition personnelle de Clémentine Mélois à la galerie Lara Vincy, suit la préface au catalogue édité à cette occasion : Cette préface pastiche une préface potentielle d’un catalogue de Clémentine Mélois. C’est ce qu’on appelle une mise en abyme, inutile coquetterie orthographique pour lequel le correcteur sans pitié propose « mise en abimé ». Dans le tableau Les Époux Arnolfini par Jan Van Eyck, si l’on regarde le petit miroir rond suspendu sur le mur du fond, on peut découvrir toute la pièce avec les époux vus de dos et le peintre lui-même. Sans ce détail, on parlerait moins de l’huile sur bois du primitif flamand. Si Clémentine Mélois s’était attaquée à cette oeuvre, c’est sur ce point de pivotement, sans doute, qu’elle aurait installé le décalage qui fait l’essence de son art : une robe ouverte jusqu’aux fesses à la Mireille Darc dans Le Grand Blond avec une chaussure noire pour Madame Arnolfini (les connaisseurs se souviendront), un poisson d’avril accroché dans le dos pour Monsieur Arnolfini, la liste des possibles est sans fin… Hervé Le Tellier.

Infos pratiques :
Galerie Lara Vincy
Jusqu’au 24 mars 2018
Entrée libre
47 Rue de Seine
75006 Paris
www.lara-vincy.com

L’art du pastel de Degas à Redon

Parmi une collection riche de plus de 200 pastels, le Petit Palais présente pour la première fois une sélection de près de 150 d’entre eux offrant un panorama exhaustif des principaux courants artistiques de la seconde moitié du XIXe siècle, de l’Impressionnisme au Symbolisme. L’exposition permet de découvrir les fleurons de la collection avec des œuvres de Berthe Morisot, Auguste Renoir, Paul Gauguin, Mary Cassatt et Edgar Degas, des artistes symbolistes comme Lucien Lévy-Dhurmer, Charles Léandre, Alphonse Osbert, Émile-René Ménard et un ensemble particulièrement remarquable d’œuvres d’Odilon Redon, mais aussi l’art plus mondain d’un James Tissot, de Jacques-Émile Blanche, de Victor Prouvé ou Pierre Carrier-Belleuse.

Infos pratiques :
Petit Palais
Jusqu’au 08 avril 2018
Plein tarif : 10 € / Tarif réduit : 8 €
Avenue Winston Churchill
75008 Paris
www.petitpalais.paris.fr

Le Pérou avant les Incas

Cupisnique, Mochica, Chimú, Lambayeque… Loin d’avoir dans notre imaginaire la puissance évocatrice des Incas, ces cultures anciennes du Nord du Pérou ont pourtant porté les germes du plus vaste empire préhispanique. Enquête sur les traces de ces civilisations disparues avec pour toile de fond une réflexion sur le pouvoir. Au pied de la cordillère des Andes, sur la côte nord du Pérou, se trouve l’un des déserts les plus arides du globe. Un territoire inhospitalier sur lequel se sont épanouies de nombreuses cultures aujourd’hui tombées dans l’oubli, éclipsées dans l’imaginaire par l’Empire Inca. Parmi ces sociétés anciennes, les Mochicas (ou Moché) – sans doute l’une des premières à avoir construit une structure étatique – ont posé, il y a plus de 1500 ans, les bases de la civilisation préhispanique.

Infos pratiques :
Musée du quai Branly
Jusqu’au 1er avril 2018
Plein tarif : 10 € / Tarif réduit : 7 €
37 Quai Branly
75007 Paris
www.quaibranly.fr

« Détenues » de Bettina Rheims

Encouragée par Robert Badinter, la photographe Bettina Rheims a réalisé en 2014 une série de portraits de femmes incarcérées, intitulée « Détenues ». Ce projet, soutenu par l’administration pénitentiaire, confronte l’univers carcéral avec celui de la création artistique ; dans un dialogue complexe, il interroge la construction et la représentation de la féminité dans les espaces de privation de liberté et d’enfermement. De ces rencontres, volontaires, sont nés des portraits saisissants qui nous renvoient au regard que nous portons sur la détention. La série « Détenues » offre une fenêtre de conversation avec l’univers sensible et peu connu de la détention. Ces femmes photographiées en prison, dans un studio improvisé, ont pu s’engager avec la photographe dans une démarche de reconstruction de leur identité féminine et amorcer un travail de restauration de leur image.

Infos pratiques :
Château de Vincennes
Jusqu’au 30 avril 2018
Plein tarif : 9 € / Tarif réduit : 7 €
Avenue de Paris,
94300 Vincennes
www.monuments-nationaux.fr

Van Dongen et le Bateau-Lavoir

Dans le cadre de l’année culturelle néerlandaise en France, le Musée de Montmartre organise une exposition centrée sur « Van Dongen et les artistes du Bateau-Lavoir ». Le Musée de Montmartre évoque déjà, dans ses collections permanentes, à quel point le Bateau-Lavoir, situé Place Emile Goudeau à quelques pas de l’actuel musée, a joué un rôle important dans la naissance de l’Art moderne à Paris. L’art antiacadémique, la liberté, l’esprit de révolution, l’art populaire et le dialogue entre les arts sont les facteurs qui vont stimuler l’arrivée d’un nouveau siècle artistique avec le fauvisme et le cubisme au Bateau-Lavoir. Van Dongen réside au Bateau-Lavoir à partir de la fin de l’année 1905 et fréquente, entre autres, l’artiste néerlandais Otto van Rees, ainsi que Maurice Vlaminck, André Derain, Henri Matisse et Pablo Picasso. Le séjour au Bateau-Lavoir de Van Dongen a considérablement influencé l’évolution de son œuvre. Cette exposition entend montrer à quel point cette période fut déterminante pour l’artiste ; c’est la raison pour laquelle nous montrerons l’évolution de sa création tout au long de sa carrière.

Infos pratiques :
Musée de Montmartre
Jusqu’au 26 août 2018
Plein tarif : 12 € / Tarif réduit : 9 €
12-14 Rue Cortot
75018 Paris
museedemontmartre.fr

César

Il y a vingt ans mourait César, l’un des plus illustres et des plus méconnus artistes de son temps. Illustre, il l’avait été à l’âge de 25 ans, lorsque, « monté » à Paris en 1944, il avait mis au point sa technique des « fers soudés ». Méconnu, il l’était : la faconde et la manière d’être affichées en public cachaient une difficulté à se satisfaire des seules œuvres qui avaient fait son succès. Loin d’être l’homme des « Fers soudés », « Compressions », « Empreintes » et « Expansions », César était resté attaché à une idée de la sculpture peuplée d’un bestiaire et de figures humaines qu’il voulait à l’égal de celles des maîtres admirés. Moderne, César l’avait été à l’instar des Nouveaux Réalistes, rejoints en 1960. Inventif, guidé par la seule logique du matériau, attaché à incarner son temps, il rejouait son œuvre en gestes novateurs et décisifs qui firent sa notoriété. Métamorphosant le langage et la pratique de la sculpture, il revenait toujours aux techniques inventées lorsque, sans le sou, il soudait fragments et déchets de métal récupérés.

Infos pratiques :
Centre Pompidou
Jusqu’au 26 mars 2018
Plein tarif : 14 € / Tarif réduit : 11 €
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
www.centrepompidou.fr

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1 commentaire

  • Répondre leatitia 20/03/2018 at 04:04

    Merci beaucoup et à bientôt !

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