Expositions

Les 8 expositions à découvrir en octobre et novembre à Paris

Bonnes visites !

L’âge d’or de la peinture anglaise, De Reynolds à Turner

Cette exposition, construite à partir des chefs-d’oeuvre de la Tate Britain, met à l’honneur une période phare dans l’histoire de la peinture en Angleterre, allant des années 1760 jusqu’à 1820 environ. Elle entend dresser un panorama qui permette d’en saisir toute l’originalité et la diversité. Elle mène le visiteur de la fondation de la Royal Academy, avec des artistes comme Reynolds et Gainsborough, jusqu’au nouveau tournant qui s’amorce au début du XIXe siècle, notamment avec Turner. Le public y redécouvrira les grands classiques de l’art britannique, trop rarement présentés en France.

Infos pratiques :
Musée du Luxembourg
Jusqu’au 11 février 2020
Plein tarif : 13 € / Tarif réduit : 9 €
19 rue de Vaugirard
75006 Paris
museeduluxembourg.fr

Le monde nouveau de Charlotte Perriand

La Fondation ouvre une grande exposition consacrée à Charlotte Perriand (1903-1999), une femme libre, pionnière de la modernité, l’une des personnalités phares du monde du design du XXème siècle qui a contribué à définir un nouvel art de vivre. A l’occasion du vingtième anniversaire de sa disparition, la Fondation rend hommage à cette architecte et créatrice visionnaire à travers une exposition qui aborde les liens entre art, architecture et design. L’exposition retrace le travail de cette architecte, dont l’œuvre anticipe les débats contemporains autour de la femme et de la place de la nature dans notre société. Elle offre au visiteur la possibilité d’entrer de plain-pied dans la modernité, grâce à des reconstitutions, fidèles scientifiquement, intégrant des œuvres d’arts sélectionnées par Charlotte Perriand afin d’incarner sa vision de la synthèse des arts.

Infos pratiques :
Fondation Louis Vuitton
Jusqu’au 24 février 2020
Plein tarif : 16 € / Tarif réduit : 10 €
8, avenue du Mahatma Gandhi
Bois de Boulogne – 75116 Paris
www.fondationlouisvuitton.fr

Bacon en toutes lettres

À la suite des monographies consacrées à Marcel Duchamp, René Magritte, André Derain ou encore Henri Matisse, le Centre Pompidou poursuit la relecture des œuvres majeures du 20ème siècle et consacre une vaste exposition à Francis Bacon.
Les six salles de « Bacon en toutes lettres » placent la littérature en leur cœur. De grandes voix lisent en français et en anglais des textes d’Eschyle, Nietzsche, Bataille, Leiris, Conrad et Eliot. Ces auteurs, qui ont tous inspiré à Bacon des œuvres et des motifs, partagent un univers poétique, forment comme une famille spirituelle dans laquelle s’est reconnu le peintre. Ils ont en commun la même vision réaliste, amoraliste du monde, une conception de l’art et de ses formes libérée des a priori de l’idéalisme.

Infos pratiques :
Centre Pompidou
Jusqu’au 20 janvier 2020
Plein tarif : 14 € / Tarif réduit : 11 €
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
https://www.centrepompidou.fr

Toulouse-Lautrec. Résolument moderne

Depuis 1992, date de la dernière rétrospective française de l’artiste, plusieurs expositions ont exploré les attaches de l’oeuvre de Toulouse-Lautrec avec la « culture de Montmartre ». Cette approche a réduit la portée d’un artiste dont l’œuvre offre un panorama plus large. L’exposition du Grand Palais – qui réunit environ 200 oeuvres – veut, à la fois, réinscrire l’artiste et dégager sa singularité. Si l’artiste a merveilleusement représenté l’électricité de la nuit parisienne et ses plaisirs, il ambitionne de traduire la réalité de la société contemporaine dans tous ses aspects, jusqu’aux moins convenables. L’exposition montre enfin comment cet aristocrate du Languedoc, soucieux de réussir, a imposé son regard lucide, grave et drôle au Paris des années 1890 et pourquoi Toulouse-Lautrec s’inscrit comme un précurseur de mouvements d’avant-garde du 20e siècle, comme le futurisme.

Infos pratiques :
Grand Palais, Galeries nationales
Jusqu’au 27 janvier 2020
Plein tarif : 16 € / Tarif réduit : 12 €
3 avenue du Général-Eisenhower
75008 Paris
www.grandpalais.fr

Degas à l’Opéra

Sur toute sa carrière, de ses débuts dans les années 1860 jusqu’à ses oeuvres ultimes au-delà de 1900, Degas a fait de l’Opéra le point central de ses travaux, sa “chambre à lui”. Il en explore les divers espaces – salle et scène, loges, foyer, salle de danse -, s’attache à ceux qui les peuplent, danseuses, chanteurs, musiciens de l’orchestre, spectateurs, abonnés en habit noir hantant les coulisses. Cet univers clos est un microcosme aux infinies possibilités et permet toutes les expérimentations : multiplicité des points de vue, contraste des éclairages, étude du mouvement et de la vérité du geste. Aucune exposition jusqu’ici n’a envisagé l’Opéra globalement, étudiant tout à la fois le lien passionné que Degas avait avec cette maison, ses goûts musicaux, mais aussi les infinies ressources de cette merveilleuse “boîte à outils”. A travers l’oeuvre d’un immense artiste, le portrait de l’Opéra de Paris au XIXe siècle.

Infos pratiques :
Musée d’Orsay
Jusqu’au 19 janvier 2020
Plein tarif : 14 € / Tarif réduit : 11 €
1 Rue de la Légion d’Honneur
75007 Paris
m.musee-orsay.fr

Tolkien, voyage en Terre du Milieu

Invitation à un voyage en Terre du Milieu, l’exposition permet au public d’appréhender le monde imaginaire forgé par l’auteur du Seigneur des Anneaux. Ecrivain, philologue et universitaire, J.R.R. Tolkien a construit, en un ensemble qui compte des milliers de pages pour la plupart non publiées de son vivant, ce qui ressemble à une « mythologie moderne », avec ses langues inventées, ses héros, ses peuples, sa géographie, son architecture, ses arts et son histoire. Organisée en collaboration avec le Tolkien Estate et la famille Tolkien, et grâce à la participation exceptionnelle de la Bodleian Library d’Oxford et des Marquette University Libraries (Milwaukee, Etats-Unis), l’exposition emmène le visiteur à travers la géographie imaginaire de Tolkien. La première partie du parcours se déroule en une succession de chapitres qui sont autant d’escales en Terre du Milieu, depuis le Comté jusqu’au Mordor, puis au-delà, en Valinor. Chaque lieu, chaque territoire, donne l’occasion d’aborder les questions littéraires, culturelles ou linguistiques qui sous-tendent son œuvre.

Infos pratiques :
BNF – François Mitterrand
Jusqu’au 16 février 2020
Plein tarif : 11 € / Tarif réduit : 9 €
Quai François Mauriac
75706 Paris
www.bnf.fr

Du Douanier Rousseau à Séraphine. Les grands maîtres naïfs

À la rentrée, le Musée Maillol accueille plus d’une centaine d’oeuvres issues du monde passionnant, rêveur, insolite et inépuisable des artistes dit “naïfs”. Appelés “primitifs modernes” par l’un de leurs fervents défenseurs, le collectionneur et critique d’art Wilhelm Uhde (1874-1947), ces artistes renouvellent la peinture à leur manière, à l’écart des avant-gardes et des académismes. Réunies pour la première fois à Paris, leurs oeuvres aux couleurs éclatantes livrent un pan souvent négligé de l’histoire de l’art de l’entre-deux guerres. Sur les pas d’Henri Rousseau et de Séraphine Louis, l’exposition vise à sortir de l’oubli une constellation d’artistes tels qu’André Bauchant, Camille Bombois, Ferdinand Desnos, Jean Ève, René Rimbert, Dominique Peyronnet et Louis Vivin.

Infos pratiques :
Musée Maillol
Jusqu’au 19 janvier 2020
Plein tarif : 13,5 € / Tarif réduit : 11,5 €
59-61 Rue de Grenelle
75007 Paris
www.museemaillol.com

Greco

Cette rétrospective est la première grande exposition jamais consacrée en France à ce génie artistique. Né en 1541 en Crète, Domenico Theotokopoulos, dit El Greco, fait son premier apprentissage dans la tradition byzantine avant de parfaire sa formation à Venise puis à Rome. C’est cependant en Espagne que son art s’épanouit et s’implante durablement à partir de la décennie 1570. Attiré par les mirifiques promesses du chantier de l’Escorial, l’artiste importe dans la péninsule la couleur du Titien, les audaces du Tintoret et la force plastique de Michel-Ange. Cette éloquente synthèse, originale mais cohérente par rapport à sa trajectoire, donne à Greco, mort quatre ans après Caravage, une place particulière dans l’histoire de la peinture : celle du dernier grand maître de la Renaissance et du premier grand peintre du Siècle d’Or. Ce sont les avant-gardes européennes qui, au tournant des XIXe et XXe siècles, redécouvrent Greco, éblouis par son oeuvre à la fois fougueuse et électrique, inscrivant son nom à côté du leur dans le grand livre naissant de la modernité.

Infos pratiques :
Grand Palais, Galerie sud-est
Jusqu’au 10 février 2020
Plein tarif : 13 € / Tarif réduit : 9 €
3 avenue du Général-Eisenhower
75008 Paris
www.grandpalais.fr
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